Football - Martigues-Rennes: Résumé

Football - Martigues-Rennes: Résumé
Dimanche 06/01/2008 - 18:46

Revivez les buts de Wiltord, Briand et Lemoin lors de la victoire
de Rennes à Martigues (0-3) en Coupe de France.

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# Posté le dimanche 06 janvier 2008 15:26

Modifié le dimanche 06 janvier 2008 15:47

MARTIGUES / RENNES

MARTIGUES / RENNES
Notre belle équipe de RENNES font le déplacement dans le sud de la France à MARTIGUES une équipe de 2ème division qui monte en flèche. Moi j'y serais pour les encourager... & j'espère une belle victoire de nos *Rouge & Noir*.

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 12:34

Les RENNAIS reprennent le chemin ....

Les RENNAIS reprennent le chemin ....

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 12:23

HAPPY NEW YEAR A TOUS

HAPPY NEW YEAR A TOUS

# Posté le lundi 31 décembre 2007 10:25

Les " frères CHEYROU "

Les " frères CHEYROU "

La trajectoire d'un footballeur par les frères Cheyrou dans Foot citoyen
27/12/07 - Interview

Le magazine Foot citoyen du mois de décembre s'est intéressé à la naissance d'une carrière de footballeur au travers d'un long entretien avec Bruno et Benoît Cheyrou. L'ancien et l'actuel olympien livrent un témoignage instructif.


Quels sont vos premières images liées au football ?
Bruno : Les premières images qui me viennent, c'est mon père qui m'emmène au stade de Colombes. Je devais vraiment être petit, parce que je me souviens être sur ses genoux, et dès qu'il y avait un but, je sautais en l'air... J'ai encore un ou deux flashs comme ça, même si je me rends compte que ma mémoire commence à flancher.
Benoît : On habitait juste à côté du stade de Colombes. Avec mon père et mon grand père au Racing et tous les deux fans de foot, on n'a pas eu vraiment le choix. De plus, c'est comme ça que ma mère a connu mon père. Son frère, donc mon oncle, était aussi au club, et c'est comme ça qu'ils se sont rencontrés... Sans le football, il n'y aurait pas eu de Bruno et Benoît.
Bruno : Le foot, tu tombes dedans à cause de tes parents. Si mon père avait fait de l'alpinisme, on ferait de l'alpinisme... C'est forcément dans les gènes et, en même temps, tu es conditionné. Mon père m'emmène voir un match à 3 ans, forcément je suis content, je le suis, et après tout ça te sert de repères. Au départ, c'est à cause de la famille qu'on a fait du foot.

Et vos premiers souvenirs ballon au pied ?
Benoît : Je dirais d'abord le souvenir de taper dans le ballon juste pour le plaisir. Mais pour être plus précis, je me souviens du tournoi annuel du Fair-play, au Racing, en fin de saison. C'est un moment qu'on attendait avec une réelle impatience. Toutes les générations se retrouvaient là et, pour nous, c'était aussi l'occasion de jouer avec les plus grands.
Bruno : Au départ, je n'aimais pas trop ça, me retrouver au milieu d'autre petits de mon âge que je ne connaissais pas. Puis, rapidement, je me suis fait à l'esprit d'équipe. Les vrais beaux souvenirs, c'étaient les tournois qu'on faisait... Le tournoi du Fair-Play, comme a dû te le dire Benoit. Mais à cette époque-là, le Racing avait des équipes de jeunes très fortes, ce qui fait qu'on était invité à beaucoup de beaux tournois un peu partout en France. On voyageait entre copains. A la limite, ce sont même mes meilleurs souvenirs de footballeur, parce que c'était une époque où on était insouciant et le foot était vraiment un jeu. Maintenant, il ne faut pas se voiler la face, pour moi, c'est devenu un métier. Jeune, il y avait déjà cette notion de résultat, mais dans la fraternité et l'amitié. On était d'abord des copains.





Aussi dans Foot Citoyen
Le foot à Marseille
Outre l'interview des frères Cheyrou, le Foot Citoyen du mois de décembre propose la deuxième partie de son reportage "le football à Marseille". Le magazine brosse tous les sujets ayant un rapport avec la passion dévorante de la cité phocéenne pour le ballon rond : Dans le monde amateur avec le climat des matches, la mosaïque de clubs, l'élitisme, les parents et bien sûr l'OM. Le tout saupoudré par des références à la fameuse «tchatche» marseillaise. Les intervenants sont nombreux avec Pape Diouf, des responsables des clubs du Burel, de la Cabucelle, d'Air Bel, des arbitres et journalistes locaux. Bref, un beau reportage à lire impérativement sur l'amour viscéral entre la ville et ce sport que Pape Diouf analyse ainsi : «Vu la situation géographique de Marseille, le football a pris racine très tôt. Par l'apport multiple de populations immigrantes, venant d'un peu partout, il fut utilisé comme langage universel qui permettait de réunir des gens différents.» Quels sont vos premiers souvenirs de foot ensemble ?
Bruno : On allait voir ensemble les matchs du Racing, mais on se voyait rarement jouer... On a trois ans d'écart et, à cet âge-là, c'est énorme. Mais à la maison, c'était différent... Même si nos chambres étaient toutes petites, on trouvait toujours le moyen de taper dans la balle...
Benoît : On n'était pas dans les mêmes catégories et on avait chacun nos copains. On allait rarement voir les matchs de l'un ou de l'autre, mais on jouait ensemble souvent à la maison.

L'un était dilettante, l'autre plus sérieux ?
Bruno : Complètement... J'ai toujours été un peu trop tranquille, jusqu'à tomber dans la facilité. Sans vraiment beaucoup travailler à l'entraînement, je pouvais jouer le week-end, faisant partie des meilleurs joueurs. Ça ne m'incitait pas à me surpasser pour être meilleur. A un moment, je marquais un but et, pour moi, le match était fini. Je m'en contentais en fait.
Benoît : Ce qui fait ma force, c'est la persévérance... C'est peut-être ce qui manque à Bruno, qui partait pourtant avec plus de talent.

Pensiez-vous que l'un et l'autre seraient un jour professionnels ?
Bruno : J'espérais. Benoît était peut-être moins doué, mais il travaillait beaucoup, tout en étant très rigoureux. Et puis, mentalement, il est très fort. Quant à moi, même si en jeunes, j'étais parfois bon, je n'avais aussi aucune garantie de réussir. Je peux te sortir une liste de 15 ou 20 joueurs avec qui j'ai joué qui étaient supers forts mais qui n'ont pas réussi. Certains sont même partis en vrille.
Benoît : Je savais que ma réussite passerait par le travail, mais sans avoir vraiment à l'esprit que je serais un jour professionnel. C'est quand les clubs pros se sont intéressés à moi que j'ai commencé à réaliser. L'éducation de mes parents a souvent joué dans ma force de motivation. Pour Bruno, quand Lens ne l'a pas conservé, je me suis inquiété. C'est un bel exemple de réussite que d'avoir pu rebondir après cet échec. Mais ça m'a aussi fait réfléchir si je ne réussissais pas.



Bruno part donc le premier de la maison, direction le centre de formation de Lens. C'était la première fois que vous étiez séparés ?
Benoît : Oui... Et quand Bruno est parti, je me suis retrouvé tout seul à la maison. C'est là que j'ai vraiment senti que j'étais proche de lui et qu'il me manquait.
Bruno : Oui, de plus c'était une période où mon père était rarement à la maison, donc mon frère s'est retrouvé tout seul avec notre mère... Il n'était pas abandonné, mais passer de 4 à 2, ça fait tout de suite bizarre. Surtout que c'est une période de l'adolescence où tu aimes bien avoir des repères avec ton frère. C'est effectivement une époque où l'on a loupé un peu de jeunesse ensemble. Ce n'était pas du tout évident au départ, mais maintenant que c'est passé, ça reste de super souvenirs... Mais ces trois ans au centre de formation de Lens m'ont aussi fait éprouver des moments super, super durs.

C'est à dire ?
Bruno : Au départ, j'ai fait un gros complexe de supériorité... Je venais de Paris et avec les autres Parisiens, on avait tendance à se la raconter face à ce qu'on pensait être des paysans. Du coup, à l'école, ça ne s'est pas très bien passé, et mon père s'est fait convoquer très rapidement. Au foot, ça se déroulait bien au début, et puis, pareil, j'ai eu tendance à m'endormir un peu. J'étais numéro 10 et capitaine, de quoi me permettre de m'octroyer tous les droits. Du coup, je ne travaillais pas assez, alors que j'aurais dû me donner à fond à ce moment-là. Heureusement que, par la suite, j'ai eu Daniel Leclercq qui m'a reboosté. Mais au final, et pour des raisons un peu obscures, ils ne m'ont pas conservé, alors que je devais débuter avec les pros l'année suivante.

Comment as-tu vécu ce choix ?
Bruno : Très mal, parce qu'en plus j'avais commencé une première année de DUT. Je n'avais pas été à fond dans le foot pour continuer les études et, finalement, j'ai failli me retrouver avec plus rien du tout. Ça n'a pas été évident du tout à accepter. Mais heureusement, Lille est intervenu assez vite, ce qui m'a permis de rester à l'IUT de Lens comme ce n'est pas trop loin. Sinon, je me retrouvais chez mes parents et au Racing.

Les études étaient-elles importantes à vos yeux, au cas où le foot se serait soldé par un échec ?
Bruno : Oui, et puis il existait un accord entre le centre de formation de Lens et l'IUT pour pouvoir le faire en alternance avec des horaires aménagés. C'était à une époque où je ne voulais pas faire que du foot non plus, ça m'aurait trop pris la tête. Mais quand les autres s'entraînaient deux fois par jour, moi ce n'était qu'une.
Benoît : Nos parents voulaient qu'on ait au moins le Bac. Moi, j'ai intégré les pros juste après celui-ci, je n'ai donc pas fait comme Bruno. Mais notre père nous a toujours laissé choisir.

Bruno, as-tu donné quelques conseils à Benoît à son arrivée au centre de formation de Lille ?
Bruno : Oui, grâce notamment à mon expérience lensoise. Mais il fallait aussi qu'il se forme par lui-même. Et puis, je ne pouvais pas lui ouvrir toutes les portes parce que c'était mon petit frère. C'est sûr que je n'allais pas non plus le laisser crever dans le caniveau. Il est passé au Racing après moi, et a donc eu les mêmes entraîneurs. Pareil pour l'école, il a eu les mêmes profs que moi... Il était toujours un peu le frère de Bruno. En bien ou en mal, ça ne lui a pas forcément beaucoup servi. Au foot, on lui disait parfois qu'il était moins bon... A l'école, que son grand frère était un fainéant... Il payait les pots cassés, alors parfois, c'était positif, et d'autres, négatif.
Benoît : Certains éducateurs qui avaient eu Bruno me disaient que mon frère faisait ça ou ça mieux que moi. Je savais qu'il était plus fort physiquement et techniquement, mais ces remarques me boostaient. Je voulais leur prouver que je pouvais faire aussi bien que lui. C'est quelque chose, je pense, qui m'a permis de développer une certaine force de caractère assez tôt.

Pour tous les deux, c'est donc à Lille que, finalement, vous avez réalisé votre rêve : être pro
Bruno : Je mesure surtout la chance que j'ai eue. Parce qu'il en faut beaucoup pour réussir. Il faut avoir les bonnes personnes au bon moment. Ça a commencé au Racing avec des gens qui m'ont poussé comme Serge Quéfelec ou Christophe Rombeaux. Ils ont été super importants pour moi. A Lens, il y a eu Daniel Leclercq qui m'a soutenu à un moment où je n'étais pas très bien, et à Lille, il y a eu Vahid Halilhodzic, même si ça n'a pas toujours été tout rose avec lui. Mais à l'âge d'un jeune pro, c'est l'entraîneur qu'il me fallait. Il me disait (il imite l'accent) : «Bruno, tu marques buts, mais t'es pas bon, Bruno !». Si je ne l'avais pas eu, je n'aurais peut-être pas fait de carrière pro. Il a vu que j'avais un peu de talent et ne m'a pas lâché, mais il m'a aussi fracassé dans tous les sens. Mais avec le recul, je peux lui dire merci. J'ai rarement douté de moi, mais parfois j'en devenais un peu prétentieux. Il fallait que je sois aidé et j'ai eu cette chance à ce moment-là. Il effrayait tout le monde, mais les mecs comme ça, moi ils ne me font pas peur. Et même souvent quand il parlait avec son accent et ses vieilles expressions, je rigolais. Alors, parfois je me faisais griller et il me disait «Alors Bruno, tu te fous de ma gueule?» Je savais aussi qu'il m'aimait bien. Il était très, très dur, mais il y avait de l'affection.
Benoît : Vahid, c'est quelqu'un de très dur qui prône le travail. Mais il sait aussi reconnaitre ceux qui ne trichent pas. Je lui suis, moi aussi, très reconnaissant. C'est lui qui m'a fait débuter en pro. Je me souviens, c'était comme arrière gauche.

Après votre carrière, qu'imaginez-vous devenir ?
Bruno : J'adore le foot, je resterai donc un pied dedans. J'aimerais être dans le monde pro, avec un certain recul, mais ne surtout pas avoir à m'occuper de business.
Benoît : Je ne continuerai pas dans le monde pro après ma carrière. C'est un milieu qui n'est pas toujours très sain. Je me vois plus enseigner aux jeunes pour transmettre mon expérience.



Devinez-vous une certaine fierté chez votre père d'avoir deux fils pros ?
Bruno : Bien sûr, c'est si rare en plus. Nos parents ont pris le risque de nous laisser partir à 15 ans dans des centres de formation... Ils n'étaient pas sûrs qu'on réussirait, mais en même temps ils ne pouvaient pas nous empêcher de vivre notre passion. Je pense que c'est surtout pour ma mère que ce n'était pas évident. Je suis content que mon frère fasse aussi du foot, comme ça je n'ai pas à me soucier de lui et il n'y a pas de jalousie.

On sent d'ailleurs une plus grande inquiétude de la part de Benoît pour Bruno que l'inverse?
Benoît : c'est vrai que j'ai parfois l'impression qu'il va se faire avoir, même si je ne sais pas si ça c'est déjà produit.
Bruno : (il se marre). C'est sûr que moi, je n'ai pas trop tendance à m'inquiéter pour moi ou pour les autres.

N'avez-vous pas l'impression, après toutes ces années, que le rôle du grand frère ait été un peu inversé ?
Benoît : Peut-être... Ce qui est sûr, c'est que, même plus jeune, je pense avoir été plus mature que Bruno sur certaines choses.
Bruno : Il a toujours été assez indépendant avec ses qualités et ses défauts. Le fait d'être un peu trop renfermé parfois l'a fait passer à côté de beaucoup de choses aussi. Peut-être que moi, à certains moments, j'ai été un peu trop gentil, mais j'ai appris à connaître d'autres univers, d'autres personnes, alors que lui voulait se protéger un peu plus... Mais à l'arrivée, on est là, et on s'en sort plutôt pas mal tous les deux...

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 06:21

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 06:39